Départ de l’Ofnac : Ces propositions de Macky Sall que Nafi Ngom a déclinées

On en sait un peu plus sur les soubassements autour du limogeage de la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Nafi Ngom dont le mandat de trois ans, arrive à terme le 26 mars 2017, contrairement à la décision du président de la République de la faire partir un an plus tôt. Parce qu’ayant pris fonctions effectivement le 27 mars 2014 comme s’en explique l’intéressée elle-même, dans une correspondance adressée au chef de l’Etat et dans laquelle, Nafi Ngom, décline les offres de nominations proposées par Macky Sall, en échange de son départ de l’Ofnac.

Le document intitulé «Date d’échéance de mon premier mandat à la présidence de l’OFNAC», exploité par nos confrères de Dakar Matin, lève un coin du voile sur les motivations qui ont amené le président de la République à écourter le mandat de l’ex-vérificatrice de l’Ige. «C’est pour toutes ces raisons, Monsieur le Président de la République, que j’ai respectueusement décliné les propositions de nomination aux fonctions de Ministre, Ambassadeur, Commissaire de l’UEMOA, Vice-gouverneur de la Banque centrale, que vous avez eu l’amabilité de me faire les 24 et 28 novembre 2015, et le 10 mai 2016, en échange de mon départ de l’OFNAC», révèle Nafi Ngom.

En cas de démission anticipée de la structure de contrôle, décidée par le président de la République, l’ancienne vérificatrice dit toute sa préférence à retourner à l’Inspection Générale d’Etat (Ige). «Si malgré ces éclairages, mon mandat en cours devrait être interrompu, avant son terme légal, je serais dans l’obligation de décliner toute autre proposition de collaborer et prierais, dans ce cas-là, de bien vouloir signer le décret me remettant à la disposition de mon corps d’origine, l’Inspection générale d’Etat, pour y terminer ma carrière en 2022», tient-elle à préciser toujours dans sa correspondance.

«Je m’abstiendrai de saisir la Cour suprême pour excès de pouvoir car, son Premier Président qui est censé recevoir mon recours, est en désaccord avec l’OFNAC, parce qu’il s’abstient de faire sa déclaration de patrimoine comme du reste vos Ministres, Conseillers. Quand je vous en ai rendu compte, vous m’avez demandé de le laisser tranquille, alors qu’il est assujetti à la déclaration de patrimoine en sa qualité d’ordonnateur, dont les opérations annuelles dépassent le montant d’un milliard de F.CFA fixé par la loi n°2014-17 au 02 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine», dénonce, à demi-mots, l’ex-présidente de l’Ofnac dans sa correspondance précédant son limogeage.

 

Auteur: Seneweb

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