YAYA JAMMEH DÉFIE LA CEDEAO: «Je ne partirai pas… Il n’y aura pas d’investiture, le 19 janvier»

Yaya Jammeh ne cédera pas le pouvoir et n’acceptera aucune passation du pouvoir à la date prévue, n’en déplaise à la Cedeao et aux organisations internationales, le Président sortant attend de voir ce qu’ils peuvent faire contre lui.

 Jammeh est longuement revenu sur sa décision initiale de reconnaître dès le 2 décembre, la victoire d’Adama Barrow, qu’il avait appelé devant les caméras pour le féliciter puis son revirement une semaine plus tard, le 9 décembre, en dénonçant notamment des erreurs commises par la Commission électorale indépendante (IEC) et des intimidations de ses partisans. Le 13 décembre, son parti a saisi la Cour suprême de demander l’annulation des résultats accordant la victoire à l’opposant Adama Barrow avec quelque 19.000 voix d’écart sur lui. Un recours introduit le jour même où la Cedeao a dépêché à Banjul une mission de quatre chefs d’Etat pour le convaincre de céder le pouvoir, sans succès.

La situation en Gambie a de nouveau dominé le sommet de la Cedeao tenu le 17 décembre à Abuja, à l’issue duquel l’organisation a redemandé à Yahya Jammeh de reconnaître les résultats du scrutin et de ne pas compromettre un transfert pacifique du pouvoir à Adama Barrow. Lors de ce sommet, les dirigeants ouest-africains ont aussi décidé de « garantir la sécurité et la protection » de M. Barrow et de se rendre à Banjul pour son investiture le 19 janvier, à l’expiration du mandat de Yahya Jammeh, « conformément aux dispositions de la Constitution gambienne».

Mais Macky Sall et Cie peuvent déchanter. Yaya Jammeh ne vas pas céder avant une décision de justice, suite à son recours et il le leur a fait savoir de haute. « La Cedeao essaie de me pousser dehors. Cela n’arrivera pas. Tant que la Cour n’aura pas rendu sa décision sur cette affaire, il n’y aura pas d’investiture, le 19 janvier. Et nous verrons ce que la Cedeao et les grandes puissances derrière elle, pourront faire », a soutenu Yahya Jammeh. « Je ne serai intimidé par aucune puissance dans ce monde. Je veux m’assurer que justice soit rendue », a-t-il encore ajouté, estimant que la seule manière pour ce faire «est d’organiser de nouveau une élection, afin que chaque Gambien vote. Et c’est la seule manière de résoudre cette affaire pacifiquement et équitablement.»

Souce: Les Echos avec le Monde

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