Va t’on vers les derniers jours du régime de Jammeh?

Rares sont les histoires qui se terminent bien alors qu’elles ont mal commencées. En l’espèce, ce distingué prophète dira que celui qui tue par l’épée en périra. Cette règle s’applique bien sûr au président dont l’accession à la magistrature suprême s’est faite par le biais des armes.  Blaise Compaoré a été rattrapée par son histoire alors qu’il était devenu l’un des chefs d’états les plus sollicités dans la sous région en temps de conflit. En fait, le peuple burkinabé gardait toujours dans son coin de sa tête la fin tragique de Thomas Sankaré. Cette histoire, tous les dirigeants qui sont venus au pouvoir par la petite porte devrait s’en inspirer; au premier rang, le président Gambien qui martyrise son peuple. Par conséquent, il est craint par les gambiens en général et en particulier ses opposants. Le modus operandi de la marche pour demander plus de liberté démocratique en dit long sur le climat de terreur qui règne en Gambie. Il est sûr   que ce soulèvement populaire sera réprimé dans le sang plus qu’il l’a été au retour du dictateur. Rien pour le moment ne présage d’un désir de l’homme fort de Banjul de changer de politique intérieure. Et qui plus est, le fait que des organisations comme l’OCI lui tendent les bras ne l’y encouragent point. Ainsi, il est fort probable que l’on s’achemine vers les dernières heures de ces manifestants téméraires dont le seul crime a été d’aspirer à plus de considération de la part de leur président. Plus grave, ils auront certainement pas de soutien venu des chef d’états africains. Cette révolution, c’est le peuple gambien qui la mènera jusqu’au bout. Cela se fera au prix de dures sacrifices, mais tôt ou tard la raison populaire prendra le dessus sur l’un des derniers dictateurs du continent.

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