Trafic de drogue : L’étudiant M. Sylla et son acolyte S. Ba encourent deux ans de prison

Respectivement, étudiant en électromécanique et élève, M. Sylla et S. Ba risquent de ne pas rejoindre de sitôt les classes. Devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar où, ils ont comparu ce lundi pour des faits de trafic, d’offre et de cession de chanvre indien, le parquet a requis deux an d’emprisonnement ferme contre eux, malgré le fait qu’ils ont nié les faits qui leur sont reprochés.
Il résulte de l’interrogatoire d’audience que c’est au cours d’une patrouille des agents du Commissariat de police de Dieupeul, courant mois de février dernier, que l’étudiant en électromécanique M. Sylla, né en 1996 a été interpellé dans son quartier avec quatre sachets, contenant chacun dix cornets de chanvre indien.

Ainsi, face aux enquêteurs le mis en cause aurait déclaré qu’il s’était lancé dans la vente du produit illicite depuis quelques mois, avant de désigner son ami S. Ba, condamné une fois pour détention de chanvre indien comme étant son fournisseur. Et, un transport effectué dans le domicile de ce dernier, par les enquêteurs, sis, à Dieupeul avait permis de procéder à son arrestation.

Attraits ce lundi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, les deux prévenus ont tous balayé d’un revers de main les accusations. « Le jour de mon arrestation, je suis sorti chez moi à 22 heures pour acheter du sandwich auprès du gargotier de mon quartier. C’est au moment d’attendre ma commande tranquillement dehors que les enquêteurs qui étaient en patrouille ont ramassé sur les lieux un joint de chanvre indien. Aussitôt, ils m’ont arrêté alors que je ne suis ni un fumeur ni un vendeur dudit produit. Et je n’ai jamais dit que c’est S. Ba qui est mon fournisseur », déclare M. Sylla.

Son présumé acolyte quant à lui, s’est déchargé sur l’agent de police, Babacar Ndiaye qui a procédé à son interpellation. Certes, reconnaît-il, qu’il était un usager de chanvre indien et qu’il avait séjourné à cet effet 15 jours à la citadelle du silence en 2014.

« Mais je ne fume plus. Je ne sais pas qu’est-ce que j’ai fait au policier, Babacar Ndiaye ? A chaque fois qu’il me rencontre, il m’arrête même si, j’ai ma carte d’identité nationale par devers moi. Il me l’a fait à plusieurs reprises et je paye 3 mille francs pour pouvoir rentrer le lendemain. En 2016, j’avais aussi comparu devant cette barre à cause de lui pour trafic de chanvre indien. Et, le juge m’avait finalement relaxé. Car, je ne suis pas un dealer. J’ai connu M. Sylla à peine il y a 8 mois. Mais, on se voit rarement », se défend S. Ba, né en 1997 et père d’une fille.

Selon le représentant du Ministère public, les faits sont constants. A l’en croire, les prévenus avaient faits des aveux circonstanciés à l’enquête préliminaire.

En outre S. Ba est connu souligne, t-il, comme étant un trafiquant de drogue dans son quartier. Et, sa grand-mère, révèle-t-il, l’a plusieurs fois dénoncé à la Police.

Ainsi, il a requis deux ans d’emprisonnement ferme contre eux.

« C’est la sixième fois que cette affaire est évoquée devant la barre à cause du Ministère public. A chaque fois, il demandait le renvoi dans le but d’aller chercher des preuves contre mon client S. Ba, tout en le maintenant en prison. Est ce qu’on doit condamner quelqu’un sur la base de réputation ou de dénonciation ? Au moment de son interpellation, il était en train de prendre son bain. Les policiers l’ont malmené pour le conduire au Commissariat. Et, tous ses droits ont été bafoués. Je sollicite le renvoi des fins de la poursuite sans peine, ni dépens contre mon client », plaide le conseil du prévenu S. Ba.

Dans ce même siĺlage, Me Iba Diop a sollicité aussi la relaxe pour son co-prévenu, M. Sylla qui est d’après la robe noire un fils de Commissaire de Police.

Au terme de leurs plaidoiries, le juge a fixé le délibéré au 30 Mars prochain.

Kady FATY Leral

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