Mort de rire: La meilleure question de l’histoire des conférences de presse. Griezmann interrogé … par un…

NOUVEAU Griezmann interrogé … par un traducteur de téléphone

LE SCAN SPORT – Afin de contourner les directives de la communication des Bleus, un journaliste espagnol a tenté de ruser. En vain.

Envoyé spécial à Istra (Russie)

La scène a fait rire l’ensemble des journalistes présents ce mardi en conférence de presse. La raison? Le stratagème mis en place par un confrère espagnol pour tenter de poser une question en français à Antoine Griezmann. Dans une salle de presse pleine à craquer, et face à la présence nombreuse des médias espagnols, impatients à l’idée de connaître le choix d’Antoine Griezmann quant à son avenir en club, les directives du chef de presse des Bleus, Philippe Tournon, étaient claires. L’attaquant de 27 ans prendrait la parole pour faire une annonce et ensuite, plus aucune question ne serait posée au principal intéressé au sujet du mercato. «Ça vous va?» plaisantait l’ancien journaliste en charge de la communication des Bleus. Face à la moue de son auditoire, sa réponse fusait: «Que ça vous aille ou pas, ce sera pareil.» Le tout dit sur un ton badin.

D’emblée, Antoine Griezmann annonce qu’il n’a pris aucune décision quant à son avenir (il se ravisera dans la foulée en précisant qu’il avait fait son choix mais que le timing n’était pas le bon pour le rendre officiel) et clôt le sujet. Fin de la partie? C’est mal connaître les médias espagnols qui sont venus exprès pour évoquer un sujet qui tient en haleine toute la presse ibérique depuis des mois. Que va faire Griezmann? Signer à Barcelone? Rester à l’Atletico Madrid? Suspense entretenu par le principal intéressé. Face à cette attitude compréhensible à quelques jours du début du Mondial, un confrère espagnol a tenté de ruser.

Afin de passer outre la barrière de la langue, il s’est servi de son traducteur sur son téléphone pour poser une question à Antoine Griezmann. «Allez-vous rester à l’Atlético Madrid ou bien signer à Barcelone?» La séquence provoquant un rire collectif de la salle de presse. Et l’agacement non-feint de Philippe Tournon, passablement énervé par de telles méthodes. «C’est terminé, la conférence de presse ne se fait qu’en français et Antoine a répondu à la question (sur sa situation)», assènait Tournon à son interlocuteur qui faisait la moue après avoir eu le micro coupé. Savoureux.

Antoine Griezmann a pris sa décision pour son avenir en club

Même si sa décision est prise, Antoine Griezmann n’a pas annoncé dans quel club il jouerait la saison prochaine, comme les médias espagnols, venus en nombre l’écouter ce mardi en Russie, l’espéraient. Le conférence de presse de l’attaquant français n’a tourné qu’autour de ça, mardi.

Les bruyants journalistes espagnols qui avaient fait le déplacement jusqu’à Istra, ce mardi, n’étaient pas venus pour admirer le somptueux monastère de la Nouvelle Jérusalem, accoudé au centre des médias des Bleus. Ils étaient là surtout pour savoir une chose, si Antoine Griezemann allait enfin se prononcer sur son avenir. Atlético ? Barça ? L’attaquant avait promis de mettre fin au suspense avant le début de la Coupe du monde. Alors quand le service de presse de la Fédération française (FFF) a annoncé la veille au soir qu’il serait présent devant les médias, tout le monde en a déduit que le moment était venu. Mais non semble-t-il. Au grand dam de la presse ibère…

Avant même que le meilleur joueur de l’Euro 2016 ne monte sur l’estrade, l’attaché de presse des Bleus, Philippe Tournon, avait prévenu : «Il n’y aura qu’une affirmation préalable sur l’avenir d’Antoine, en français puis en espagnol. Après ce sera terminé. Ça vous convient ?» Un râle de désapprobation s’éleva aussitôt dans l’auditorium. Le pauvre Steven Nzonzi, invité à s’exprimer en préambule, parti après dix minutes passées derrière le micro, la star du jour pouvait entrer en scène. Il a donc pris les devants, sans attendre d’être interrogé: «Je suis vraiment désolé, je sais qu’il y a beaucoup d’attente, mais ce ne sera pas aujourd’hui que je donnerai ma décision.» Même chose en espagnol dans la foulée. Et nouveau soupir dans la salle…

«Je suis focalisé sur cette Coupe du monde, je suis heureux et c’est le plus important»
Difficile d’enchaîner sur les Bleus après que la bombe soit lancée. Malgré tout, la plupart des journalistes français, plutôt disciplinés, respectèrent cette consigne. A l’inverse, aux quatre coins de l’amphithéatre, leurs homologues espagnols, téléphones collés à l’oreille et parlant à voix haute, avaient décidé d’en savoir plus. Il y a eu plusieurs relances à ce sujet, dont une, peu habituelle, d’un confrère qui prit la peine de mettre le micro devant son traducteur automatique. Grand éclat de rire, Griezmann y compris. Un autre, plus polyglotte, fut récompensé de sa audace en obtenant un léger développement : «La décision a été prise mais ce n’est pas le moment, ni l’endroit pour la dire. Je suis très tranquille, focalisé sur cette Coupe du monde, je suis heureux et c’est le plus important pour moi.»

Dans quatre jours, l’équipe de France affrontera l’Australie pour son premier match au Mondial. D’ici là, Antoine Griezmann se sera-t-il exprimé une bonne fois pour toutes ? Plus les heures passent et plus un transfert vers le FC Barcelone semble s’éloigner. A moins qu’un énième rebondissement dans ce feuilleton de l’été ne vienne donner du gras aux médias madrilènes et catalans, qui en sont très friands.

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