Khalifa tacle Me Yérim Thiam Après son malaise : « Vous êtes très dangereux » Abdou Mbow : « Khalifa Sall ment »

Khalifa Sall au bâtonnier Yérim Thiam : « Le prénom Ababacar, j’y tiens à cause de mon homonyme »

Khalifa Sall préfère que le bâtonnier Me Yérim Thiam prononce son nom complet quand il le cite. « Je m’appelle Khalifa Ababacar Sall et non Khalifa Sall. Le prénom Ababacar, j’y tiens à cause de mon homonyme », a déclaré le Maire de Dakar, à l’endroit de l’avocat de l’Etat, qui lui pose des questions. Un manière pour le premier magistrat de la Ville de montrer son attachement à la confrérie Tijania et à son homonyme Serigne Babacar Sy, fils de El Hadj Malick…

Khalifa tacle Me Yérim Thiam : « Vous êtes très dangereux »
Le maire de Dakar a éludé l’essentiel des questions que lui a posées Me Yérim Thiam. Après les interrogations au fin d’éclairage des avocats de l’État, celles de l’Agent judiciaire de l’État et du procureur de la République, Me Thiam a essuyé des refus du maire de Dakar d’apporter des réponses à la plupart de ses questions.

À la question de savoir comment et quand le président Léopold Sédar Senghor avait créé les fonds politiques, Khalifa Ababacar Sall a répondu que des personnes comme Mamadou Diop sont mieux indiquées pour parler de cela. Mais, il indiqué à l’avocat de la défense que « c’est au niveau des dépenses diverses que ces moyens sont confinés ».

D’ailleurs, il a rappelé que quand ce problème s’est posé, il a été voir Mamadou Diop pour discuter de cette affaire. C’est selon lui, ce qui explique pourquoi certaines autorités avaient été citées comme témoins dans cette affaire. « Toutes ces personnes qui étaient au cœur de la gestion des fonds politiques ont été invitées à venir témoigner. En France, les maires de ville n’ont jamais eu ce problème. Cette question a été réglée depuis longtemps. Le problème est que nos collectivités locales ne sont pas politiquement complètement émancipées. L’autorité centrale qu’est le président de la République manifeste toujours le besoin d’avoir le maire de la Ville avec lui », a-t-il indiqué.

Khalifa Sall : « Terminer mon mandat en prison ne surprend personne »
« Quand on m’a nommé en 2009, j’ai connu 18 mois éprouvants. Le président m’avait menacé. J’en avais fait l’annonce à la radio. Donc, terminer mon mandat en prison ne surprend personne. J’ai demandé pourquoi fragiliser les maires et les jeter en prison. Son prédécesseur lui a dit que tous les présidents et responsables politiques connaissent l’existence de ces fonds. L’actuel président qui connait l’existence de ces fonds, m’en a parlé en 2012 ».

À la fin de ses propos, Me Thiam qui l’avait interpellé de revenir à la charge. « Vous reconnaissez que vous vous êtes fragilisé ? », lui a-t-il demandé. En réplique, le maire de Dakar, lui a répondu que non en ajoutant. « Maître, vous êtes très dangereux ». Ce qui a suscité la réaction étouffée du public.

En outre, expliquant combien la ville de Dakar est sollicitée par les personnes démunies, Khalifa Sall a invité le tribunal et les avocats de l’État à se rendre aux locaux de la mairie de la Ville de Dakar. « Si vous venez à la mairie à 13 heures ou à 20 heures, il vous sera possible de voir quelqu’un venir avec sa camionnette portant un cercueil pour vous dire qu’il sollicitait des moyens pour aller inhumer son parent ». C’est dire, selon lui, que l’argent des Dakarois est toujours dépensé pour les Dakarois. (…).

« Avant d’arriver à la Ville, tous les Sénégalais étaient au courant de l’existence de ces fonds politiques. Les gens savent que la mairie de Dakar dispose de moyens pour leur venir en aide ».

Concernant les mandats, Me Thiam a relevé que ce sont les mêmes provenant du même Gie et la même nature des produits qui ont été déposés depuis plusieurs années. Khalifa Sall lui a signifié que les mandats remis de 1996, à nos jours ont toujours été acceptés par les percepteurs, les maires, les ministres, par les autorités. Idem pour les factures qui, selon lui, sont les mêmes de 1998 à 2003. « C’est le même processus, pour ces crédits-là, c’est le même processus qui a prévalu ».

Auteur: Youssoupha Mine – Seneweb.com

Abdou Mbow : « Khalifa Sall ment »
Vice-président à l’Assemblée nationale, le député Abdou Mbow, ancien agent à la Ville de Dakar monte au créneau et prend la défense du Chef de l’État contre le maire Khalifa Sall qui a dit à la barre que le chef de l’État a bénéficié des fonds de la caisse d’avance.

Interrogé par la Rfm, le député dément. « C’est des mensonges, le président n’a jamais bénéficié de cette caisse. La victimisation, la dénonciation, la délation, ne peuvent pas passer. Au moment où je travaillais à la Ville de Dakar, je ne connaissais pas l’existence de la caisse d’avance. Je dis bien jamais et je défie quiconque, de dire qu’Abdoul Mbow et d’autres personnes que je ne connais pas, ont bénéficié de la caisse d’avance. On a raconté des mensonges contre moi, député, à plus forte raison le chef de l’État parce qu’on en train de vouloir politiser ce procès. Quand j’entends un avocat dire des mensonges publics en citant des personnes qui n’ont absolument rien à voir dans cette affaire, c’est aberrant », fulmine le député.

Auteur: Chamsidine Sané – Seneweb.com

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