Serigne Bass Bara, vice-Khalife général des Mourides : En l’absence de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, c’est…

CÉRÉMONIE OFFICIELLE- Serigne Sidi Mokhtar envoie Serigne Bassirou Bara présider la rencontre

Comme prévu, Serigne Sidi Mokhtar Mbacké, a envoyé son jeune frère Serigne Bassirou Bara Mbacké présider la cérémonie officielle du Grand Magal de Touba. C’est la deuxième fois que le Khalife Général des Mourides a choisi de se faire représenter par ce dernier. La première fois, c’était à l’occasion de la visité du Président Macky Sall.

Le gouvernement a déployé une forte délégation conduite par le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye et composée de plusieurs ministres dont Sidiki Kaba, Mbagnick Ndiaye, Saly Diop Dieng, Seydou Guèye, Serigne Mbaye Thiam…

En l’absence de Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, c’est Serigne Bassirou Bara qui assure les manettes à Touba. D’où la désignation de vice-Khalife général des Mourides. Dans un entretien avec L’Observateur ce jour, le marabout a fait une adresse à l’endroit de la jeunesse en perdition.

A l’en croire, le pays traverse une profonde crise des valeurs qui exige une introspection à tous les niveaux. «Les jeunes n’ont plus le sens du respect des parents et des aînés, alors qu’ils se doivent d’être à leur écoute et se conformer à leurs recommandations.

Mais, de nos jours, plusieurs jeunes en perte de repères, n’en font qu’à leur tête, se laissant influencer par autrui et adoptent des pratiques peu orthodoxes souvent venues d’ailleurs. Conséquence, nous accusons une inquiétante perte des valeurs, socle de ce qui a toujours fait de notre pays une exception.

Malheureusement, de nos jours, des parents, censés mettre les jeunes sur le droit chemin, sont les premiers à insuffler des comportements qui ne cadrent pas avec ceux qui nous ont été légués par nos devanciers. Nous devons revoir et contextualiser notre modèle de l’éducation, en restant en phase avec les enseignements des saints de ce pays, à l’image de Cheikh Ahmadou Bamba», exhorte-t-il.

Le Vice-khalife d’inviter les fidèles mourides et les Sénégalais, à «apprendre à être simples dans la vie et à vivre simple. Je crois foncièrement à ces vertus et je me suis toujours évertué à vivre simplement, comme un être humain, un mortel, un croyant. C’est pourquoi, je ne me barricade jamais. Que je sois à Touba ou à Dakar, je reste disponible et à l’écoute des talibés (disciples) désireux de me rencontrer ».

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