L’Islam au Sénégal, débat sur la perruque,fortune, nombre de femmes… Ahmed Khalifa Niasse dit tout

Ahmed Khalifa Niass s’est prêté au jeu de questions réponses dans les colonnes du « Soleil ». L’ancien ministre, leader du Front des alliances patriotiques a évoqué plusieurs sujets dont la pratique de l’Islam au Sénégal, le débat sur la perruque, le Khalifat de Léona Niassène, ses ambitions politique, sa fortune, le nombre de ses femmes…
PRATIQUE DE L’ISLAM AU SENEGAL

L’Islam sénégalais est déficitaire en matière d’informations religieuses. Ceux, qui parlent souvent, ne sont pas qualifiés à le faire. Ils vont aller jusqu’à faire de la jurisprudence, alors que leur apprentissage leur a donné un niveau primaire. Autrement, peu de prêcheurs ont un niveau qui atteint le Brevet de fin d’études moyennes. Leurs livres de base également ne sont pas des références. Ils sont plus des manuels d’applications qu’ils avaient reçues, je ne sais par quel hasard.

LA PERRUQUE HARAM ?

Les gens veulent que les greffages, les perruques, les greffons soient conjugués qu’au féminin. Statiquement, sur les 1 milliard et demi de musulmans, les 700 millions sont des hommes et 60% parmi eux de race blanche. Ils commencent à perdre leurs cheveux à partir de 25-30 ans. Et, tous pratiquent la greffe du cuir chevelu. Donc, pourquoi veux-t-on en faire une pratique féminine ? Elle ne l’est pas. Puisque un homme qui ajoute des cheveux est égal à une femme qui ajoute des cheveux. Elle ne peut pas être abjecte quand c’est la femme et permise quand c’est un homme. En Islam, il n’y a pas de transaction au féminin. Les prêcheurs, par ignorance, font comprendre aux femmes, qu’en faisant leurs ablutions, leur cuir chevelu devrait être mouillé. Ce qui n’est pas vrai. Le Coran dit : « Pour faire vos ablutions, lavez vos mains et vos visages, mais frictionnez la tête et les pieds ». Ici, les gens font de l’auto-pédicure. Pourtant, le Prophète ne faisait que passer symboliquement une main humide au-dessus des chaussures qu’il portait toute la journée. D’ailleurs, ce dernier n’a jamais prié sans ses chaussures. Et souvent, c’étaient des bottes qui li arrivaient jusqu’aux genoux.

KHALIFAT DE LEONA NIASSENE

Moi, je suis né Khalife du secret de la Tidjanya. Je le tiens depuis ma naissance. Le Khalife de Cheikh Tidiane Cherif est venu du Maroc pour m’introniser Khalife du Cheikh alors que j’étais encore au sein. Ainsi, j’ai tété pendant 40 jours le sein de sa femme. C’est une histoire qui n’a rien à voir avec les niassènes. Moi, je suis Cherif par ma mère. Et, personne ne peut être supérieur à un Cherif. Si vous voulez classer un Cherif derrière un autre, vous nuisez à celui-ci

AMBITIONS POLITIQUES

Quelque part, je peux être un Président idéal pour le Sénégal pour trois raisons : Un, je ne deviens pas président pour devenir milliardaire. Parce que tout président le devient de manière fatale. On lui verse des milliards en toute discrétion. Deux, je ne serai jamais obéissant vis-à-vis de la France. Troisièment, je connais les techniques qui peuvent aider au développement. J’ai conseillé pendant des dizaines d’années plusieurs présidents en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs. Même la présidence américaine a bénéficié de mes services. Ils m’ont proposé de devenir l’ambassadeur itinérant des Etats-Unis. Ce que j’ai refusé

SA FORTUNE

Je suis né d’une famille très riche. Les briques de la maison de mon père, où je suis né, ont été faites en France. Même la menuiserie, alors que mon père était sujet français. Mais, mon argent, je ne l’ai pas pris par là. Pour avoir une richesse, il y a deux voies : Il y a le jeu d’endettement qui donne une fortune apparente et il y a l’accumulation. Aujourd’hui, j’ai 70 ans. J’ai commencé depuis 18 ans à épargner de l’argent et à le réinvestir

NOMBRE DE FEMMES

Je ne sais pas si vous le savez ou non, je laisse toujours une troisième place pour une belle femme

Ilovesenegal.org

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