(11 Photos) La Nouvelle Vie de Yekini «Je n’ai jamais gaspillé mon argent, Je suis un opérateur de grue, j’ai investi dans l’immobilier à »

Dans une interview avec iTv, Yahya Diop Yekini est encore revenu sur sa maladie. A l’en croire, il a frôlé la paralysie, car on lui a coupé une partie de ses flancs pour la placer à son genou. Evoquant la mauvaise passe de ses anciens poulains, il assure qu’ils n’ont pas fait les sacrifices et le travail qu’il faut pour percer. Quant à l’écurie Ndakaaru, Yekini est persuadé qu’elle souffre d’un manque de lutteurs.



«On a coupé une partie de mes flancs pour la placer à mon genou»

Dans un large entretien, Yekini est revenu sur les épreuves qu’il a traversées ces cinq dernières années dans l’arène. L’ancien roi des arènes raconte le jour où on lui a arraché une partie de sa peau pour la placer dans son genou. «J’ai échappé à une paralysie. J’avais un nerf coincé sur ma colonne vertébrale. On a coupé une partie de mes flancs pour la placer à mon genou, c’était compliqué», a confié l’enfant de Bassoul qui, pour livrer un combat, se rendait la veille chez son toubib Babacar Kane qui ponctionnait le liquide se trouvant dans son genou pour l’extraire afin de lui permettre de compétir le lendemain. «Ce fut des moments difficiles. Je reviens de loin», se souvient celui qui a régné 15 ans dans l’arène. Interpelé sur le combat qui l’a le plus marqué dans sa carrière, il indique celui livré contre Tyson, en 2007. «A l’époque, il y avait une connotation religieuse dans ce combat et ça n’avait pas sa place dans le sport. C’était difficile pour vous dire», explique-t-il, avant de citer ses duels contre Bombardier et Baboye, tout aussi compliqués. Quant à son match nul contre Tapha Guèye, l’enfant de Bassoul rit sous cape et souligne que cette confrontation est à l’origine des problèmes que traversent les lutteurs. «C’est à cause de ce combat que des sanctions ont été instaurées, au grand dam des lutteurs qui en pâtissent aujourd’hui», indique-t-il.  

«Balla Gaye 2 et Lac méritent de me battre, mais je n’envie personne»

Lorsqu’il s’agit d’évoquer ses deux défaites contre Balla Gaye 2 et Lac 2, l’ancien roi des arènes joue la carte du fair-play et assure qu’il a tourné la page. «Ce sont mes jeunes frères. S’ils m’ont terrassé, cela veut dire qu’ils étaient meilleurs. Moi, je n’envie personne, mais ils m’ont battu comme comme je l’avais fait contre mes ainés à mes débuts. Je leur souhaite le meilleur», soutient Yekini. Parlant de l’écurie Ndakaaru, au ralenti depuis sa retraite, Yekini reste convaincu que «la seule maladie de cette structure, c’est son manque de lutteurs (benn janggoro rek la am, mooy amatul mbër). Avant que je ne parte, des athlètes étaient là-bas, mais ils n’ont pas pu s’entendre avec les dirigeants. Pour moi, une écurie qui n’a pas de lutteurs ne peut aller nulle part. Idem pour les lutteurs sérères qui n’aiment pas se donner à fond afin d’aller loin».   


«Ablaye Ndiaye ? Même si tu es grand comme un bâtiment, il faut travailler son corps»

A la question de savoir ce qui manque à ses anciens protégés comme Yekini Jr, Malick Niang et Cie, Yekini n’a pas fait dans la dentelle. Sans mettre de gants, il a dit ses quatre vérités. «Ma conviction est qu’ils n’ont pas fait le sacrifice et le travail qu’il faut pour être un grand lutteur (sacrifice bi ak coono bi ci war, pour man defuñuko)», jure-t-il. Au sujet d’Ablaye Ndiaye, introuvable depuis sa défaite contre Gris 2, Yekini, qui ne souhaite pas trop s’y avancer, lui fait la leçon. «Il faut travailler dur, même si tu es grand comme un bâtiment, mais il faut travailler son corps et solliciter des prières auprès des anciens», affirme l’ancien roi des arènes. 


«Je suis un opérateur de grue, j’ai investi dans l’immobilier à Joal»

Parlant de sa reconversion, Yahya Diop Yekini indique qu’il est devenu un operateur de grue. «Nous le faisons dans les grands chantiers. J’ai aussi investi un peu dans l’immobilier à Joal, mais on fait beaucoup dans le social», lance Yahya Diop. En direction de ses jeunes frères, il invite à songer à l’après carrière. «Je n’ai jamais gaspillé mon argent. D’ailleurs, je n’ai jamais voulu être un boy town, et mon argent, je l’ai toujours investi. Aujourd’hui je n’ai pas de regret», conclut-il. 

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